À l'occasion des 80 ans de l'implantation du CNRS à Paris-Saclay, un article du CNRS met en lumière l'écosystème science-industrie unique qui s'est construit sur ce territoire où le C2N y occupe une place centrale.
Publié dans La Lettre du CNRS, le rendez-vous mensuel des décideurs avec la recherche, l'article intitulé « 80 ans du CNRS à Paris-Saclay : un modèle de collaboration entre science et industrie » dresse un portrait d'un cluster scientifique et technologique devenu l'un des plus puissants au monde. Le C2N y est cité à plusieurs reprises comme l'un de ses piliers, à travers sa salle blanche d'exception, ses chercheurs primés et les start-ups issues de ses travaux
La salle blanche du C2N, une infrastructure d'exception
Premier atout mis en avant : la salle blanche du C2N, décrite comme l'une des plus grandes centrales de technologie académiques d'Europe. Cet équipement unique est un rouage essentiel de la chaîne qui va de la recherche fondamentale jusqu'au transfert industriel. C'est précisément là que Jacques Gierak, ingénieur de recherche CNRS au C2N et médaille de l'innovation 2023, a développé les technologies qui ont donné naissance à la start-up Ion-X, aujourd'hui référence mondiale dans le domaine des propulseurs à liquides ioniques, collaborant avec le CNES et Airbus.
La révolution quantique née au C2N
Directrice de recherche CNRS au C2N, Pascale Senellart a cofondé Quandela issue de ses travaux menés au sein du laboratoire sur les sources de photons uniques. Un lien organique entre le C2N et la start-up qui se prolonge aujourd'hui à travers un laboratoire commun actif sur les sources de lumière quantique, le LabCOM QDLight. Lauréate de la médaille de l'innovation du CNRS en 2025, Pascale Senellart incarne le continuum recherche-innovation qui fait la force du C2N.
Un modèle à l'échelle mondiale
Le C2N s'inscrit dans un territoire qui compte plus de 260 brevets en cinq ans, une soixantaine de start-ups créées depuis 2016, et 117 financements du Conseil européen de la recherche accordés depuis 2014 à des scientifiques du CNRS. L'Université Paris-Saclay, l'une des tutelles du C2N, est classée 13e mondiale au classement de Shanghai 2025. Pour le PDG du CNRS Antoine Petit, l'organisme contribue à faire de Paris-Saclay « l'un des fers de lance de la souveraineté technologique française » — une ambition à laquelle le C2N contribue chaque jour, par sa recherche de pointe et ses liens étroits avec l'industrie.
Photo : Installation d'un moteur de la start-up Ion-X, fondée par Jacques Gierak, dans une chambre à vide pour un essai de poussée © Cyril FRESILLON / C2N / Ion-X / CNRS Images